Archive | Activites du courant Flux RSS de cette section

À propos de sobfrance

Site de la courant Socialisme ou Barbarie - France

Grande victoire contre la patronale de Bridgestone-Firestone

20 mai 2013

0 Commentaire

Maximiliano Cisneros doit être réintégré d’immédiat dans l’usine

Aujourd’hui nous avons reçu l’information que la salle 8 de la Cour Nationale d’Appel du Travail a confirmé le jugement en première instance de la juge Patricia Russo, qui avait ordonné la réintégration de notre camarade Maxiliamo Cisneros1 à Bridgestone-Firestone. C’est évident qu’il s’agit d’un triomphe énorme des nouveaux militants lutte de classes, qui surgissent d’en bas parmi classe ouvrière, contre une des patronales les plus dures et connues du secteur au niveau mondial.

Le jugement favorable que nous venons d’obtenir dans la Cour d’Appel est le résultat d’une énorme campagne nationale que nous avons mené par la réintégration de notre camarade licencié de manière arbitraire par la patronale. C’est une campagne que nous avons mené contre vents et marées, non seulement en affrontant cette patronale qui a des dizaines d’usines dans le monde, mais aussi contre la propre direction du syndicat des pneus. Sa commission exécutive, avec Pedro Wasiejko en tête, n’a rien fait de ses dix doigts pour défendre notre camarade !

Il y a plusieurs raisons pour cette grande victoire : tout d’abord, la campagne que notre parti, le Nouveau MAS, a lancée, une campagne militante qui a mis tous ses efforts pour que cette injustice scandaleuse soit connue à travers tout le pays. Une campagne avec de nombreux meetings et manifestations devant  la porte de l’usine, les tribunaux, avec plusieurs rencontres avec les compagnons de l’usine de pneus FATE et menée les endroits les plus divers où on pouvait faire connaitre l’affaire.

Une autre raison de cette victoire est la solidarité de larges secteurs de l’avant-garde ouvrière et de l’extrême gauche, principalement les camarades de  Firestone et de l’ensemble de l’industrie des pneus, de la Liste Marron2, de la Liste Orange, la Liste Noir et tous ceux qui ont exprimé leur solidarité allant à l’encontre, même, de la campagne systématique de la direction nationale du syndicat contre la défense de Maximiliano. Cette campagne de la bureaucratie est allée même jusqu’à filmer un des meetings de soutien que nous avons réalisé devant la porte de l’usine pour dénoncer devant la patronal quels ouvriers de Firestone avaient assisté.

La troisième raison est « ordre juridique », pour ainsi dire. C’est que dans notre pays, dans la mesure où ces dernières années un profond processus de mobilisation sociale et l’émergence d’une nouvelle génération ouvrière ont existé, des jugements favorables à la réintégration de camarades suite à un licenciement discriminatoire ont été obtenus. Ce sont des jugements qui reconnaissent le rôle des délégués syndicales de plusieurs d’entre eux et contre le licenciement arbitraire, qui constituent d’importantes victoires contre les entreprises et les dirigeants syndicaux complices des patronales, qui agissent à travers la discrimination syndicale.

Et nous sommes fiers de dire que les avocats de notre parti ont obtenu des jugements historiques dans plusieurs de ces cas, comme celle de Parra Vera3, les réintégrations à FATE4 et d’autres, et ils ont utilisé toute leur expérience dans ce cas.

Nous avons donc obtenu un jugement en Cour d’Appel dont l’application est immédiate et obligatoire de part de la patronale, sous peine d’enfreindre la loi. La patronale peut faire appel à la Cour Suprême de Justice et le fera sans doute. Mais quand la Cour d’Appel confirme le jugement obtenu en première instance, le jugement doit être respecté de manière immédiate.

Cependant, l’entreprise peut utiliser encore une série de « manœuvres » légales pour prolonger les choses encore un peu, bien qu’elle devrait affronter des amendes et d’autres coûts pour la dilation. Cela oblige à ne pas baisser la garde, et maintenir la campagne jusqu’à que Maxi Cisneros soit convoqué effectivement à son poste de travail.

En tout cas, la réintégration de Maxi est pratiquement un fait : un énorme triomphe qui renforce la lutte pour mettre en pied un fort courant lutte de classe dans le syndicat des pneus, ainsi que la lutte plus générale pour la recomposition du mouvement ouvrier indépendant de la bureaucratie de tout poil et de tout secteur politique patronale. C’est dans cette perspective qui s’engagent les militants ouvriers et de la jeunesse du Nouveau MAS !

Nous appelons, donc, à réaliser un grand meeting unitaire devant la porte de Firestone, Jeudi 16 à 13h, pour fêter cette énorme victoire du militantisme lutte de classe dans le mouvement ouvrier, et pour exiger à la fois à l’entreprise qu’elle respecte la loi, en lui avertissant qu’on va continuer cette campagne jusqu’à que Maxi soit dedans l’usine.

Comité exécutif du Nouveau MAS

 Photos du meeting devant l’usine du 16/5

 


[1]Comme nous avons déjà commenté dans ce blog, Maximiliano est un des dirigeants de la Liste Orange (en Argentine les différentes candidatures dans les élections internes des syndicats sont présentés sous des listes qui sont nommées avec des couleurs), qui s’est présentée dans les dernières élections d’usine, en n’obtenant que 50 voix moins que la liste de la bureaucratie syndicale : les camarades de la Liste Orange ont obtenu donc la moitié des délégués de l’usine. Maximiliamo avait été licencié à cause de son activité syndicale et politique.

[2] Liste antibureaucratique et de classe de l’usine FATE et du syndicat de pneus au niveau national, impulsé par des ouvriers de notre parti.

[3]Activiste syndicale licenciée pour son activité et dont la justice a ordonné la réintégration

[4] Après être licenciés en 2008 dans le contexte d’un conflit salariale, plusieurs activistes de FATE ont été réintégrés les derniers années grâce à la lutte d’une sections syndicale antibureaucratique et combative dont nous faisons partie.

1er Mai en Costa Rica – Meeting du Nouveau Parti Socialiste

3 mai 2013

0 Commentaire

Le Nouveau Parti Socialiste, section de Costa Rica du courant international Socialisme ou Barbarie, a réalisé une mobilisation pour le Premier Mai qui a rassemblé autour de 100 militants.

 

 

1er Mai en Argentine – Meetings du Nouveau MAS

3 mai 2013

0 Commentaire

Le Nouveau MAS (Mouvement vers le Socialisme), parti de Socialisme ou Barbarie en Argentine, à réalisé un meeting central à Buenos Aires qui a rassemblé plus de 400 militants. Des activités se sont déroulés aussi à Cordoba, Mar del Plata, Neuquen et Rosario.

Argentine: Mobilisation du 1er Novembre pour l’avortement légal

3 novembre 2012

0 Commentaire

Mobilisation du 1er Novembre pour l’avortement légal, libre et gratuit en Argentine, appelé par l’organisation féministe Les Rouges-Nouveau MAS, qui a rassemblé plus d’un millier de personnes, avec d’autres organisations:

 



Interviews dans la TV nationale (en espagnol) à notre camarade Manuela Castañeira, dirigeant de l’organisation féministe Les Rouges:

Chaîne d’information en continu C5N 12h:

Partie 1 (voire la deuxième partie dans YouTube)

Chaîne d’information en continu C5N 18h:

Emission politique « Bajada de Linea » Dimanche 22h Chaîne 9:

 

Partie 1 (voire dans Youtube: Partie 2, Partie 3, Partie 4)

Argentine:« La possibilité de légaliser l’avortement est absolument ouverte »

3 novembre 2012

0 Commentaire

« La possibilité de légaliser l’avortement est absolument ouverte »
Argentine:« La possibilité de légaliser l'avortement est absolument ouverte » dans Activites du courant articulo-rojas-2-300x200
En Argentine, où l’avortement est illégale, la Court Suprême de Justice a résolu il y quelques mois la non pénibilité des avortements dans le cas où la femme ait été victime de viol. Même si cela signifie une conquête du mouvement féministe, on a continué la lutte historique pour la légalisation de l’avortement pour tous les femmes, gratuit et dans les hôpitaux publiques. Les secteurs les plus droitières de la population, avec l’Église Catholique à la tête et le réseau de juges de l’Opus Dei se sont mobilisés pour empêcher l’accomplissement de cette résolution, bien qu’il s’agit d’un conquête limité et d’un droit minimum pour les femmes. Un cas scandaleux a impacté l’opinion publique, quand l’église et des groupes fascistes catholiques, avec l’aide de Macri, le maire de la Capital Federal, ont empêché l’avortement d’une femme qui était victime de traite de blanches. L’organisation des femmes du Nouveau MAS, notre parti frère en Argentine, Las Rojas (« Les rouges »), a été à la tête d’une massive mobilisation pour garantir l’avortement de cette femme, qui a obtenu un triomphe important, et aussi de la lutte pour l’avortement libre, légale et gratuit. Socialisme ou Barbarie a interviewé a notre camarade Manuela Castañeira, qui a été pour des larges secteurs la face visible de la mobilisation, pour qu’elle raconte la valable expérience que Las Rojas ont mené ces dernières mois.

SoB : – Comment a commencé la lutte pour la réalisation de cette avortement non pénible ?

Manuela:- Un camarade du parti l’a vu par la télévision et nous a alerté. Las Rojas avaient arrivé il y avait quelques heures du Rencontre National des Femmes (un rencontre qui a lieu tous les années et qui rassemble plusieurs milliers de femmes). Nous nous sommes rassemblés rapidement devant l’hôpital avec des pancartes, pour dire « nous sommes ici, les femmes qui soutenons cette femme, qui sommes pour le droit à décider ». Et ça a été comme un magnet, parce que tous les personnes, tous les journalistes qui étaient là se sont rapprochés et nous ont dit « filles, heureusement vous avez arrivé, c’était dégoûtant d’écouter à ceux qu’étaient avant », c’est-à-dire, d’écouter aux militants de l’église, avec ces pancartes morbides qu’on peut reconnaître à 100 kilomètres de distance. Et nous nous sommes campes fermement là.

SoB: -Las Rojas font toujours des actes de dénonciation ; quelle a été la différence cette fois ?

M: -La première surprise a été ça, les gens qui étaient dans la rue, les journalistes, ils étaient tous en faveur. Les infirmiers de l’hôpital sortaient pour se solidariser, les mêmes qu’aujourd’hui (pour le mardi 16) vont faire un acte contre le prêtre de l’hôpital. C’était ça d’abord, l’émotion que les gens se rapprochaient pour dire « c’est un scandale ce qu’ils font à cette femme ». Même quelques filles qui marchaient dans la rue ont démandé quoi arrivait, et quand nous l’avons expliqué ils ont dit « ce n’est pas possible ! » et ils ont pris les pancartes et ont resté avec nous. C’est un changement très important dans l’attitude des gens par rapport à l’avortement. Un haine total pour ce qui disent les curés, les groupes « pour la vie » (c’est-à-dire à dire, contre l’avortement)

SoB: –Comment ont été les jours suivants ?

M: –Cet élan de résister a généré beaucoup d’attention médiatique mais surtout sociale : qui sont ces filles qui luttent comme ça ; partout ils nous demandent qui sont Las Rojas, pourquoi vous faisiez ça, qu’est-ce que le Nouveau MAS. Parce que même si le gouvernement fait beaucoup de propagande sur sa « jeunesse militante », il y a un contraste très grande entre sa jeunesse qui est là pour applaudir aux politiques et la jeunesse qui lutte contre un attaque brutal de tous les pouvoirs de l’État contre une femme qui réclame un droit fondamental. Plusieurs militants qui soutiennent le gouvernement nous ont complimenté, nous ont dit que sur ce sujet ils sont d’accord avec nous. Ceux de nous qui luttons pour nos idéales, les jeunes qui sommes engagés, comme Mariano Ferreyra (jeune qui a été tué par la bureaucratie syndical des cheminots lors d’une manifestation dans l’année 2010), qui n’avons rien à voir avec les jeunes fonctionnaires du gouvernement qu’ont des postes bien payés dans l’État, on a fait un vraie différence dans cette lutte.

SoB: –Après la mobilisation dans l’hôpital, comment ça a continué ?

M: –Le débat a apparu partout et Manzur (le Ministre National de Santé) a dû nos répondre de manière directe, en disant qu’il n’avait « aucun responsabilité ; Macri aussi a dû faire des déclarations publiques ; chacun tentait de rejeter la faute sur l’autre. Mais aussi on a reçu un tas d’appels, de messages de tout le pays, interviews de radio de tout le pays, tout le monde voulait parler avec Las Rojas. Après rester tout le jour dans l’hôpital pour soutenir cette femme, nous nous sommes mobilisés à la Mairie de la Capital Federal pour dénoncer à Macri ; des centaines de femmes se sont rassemblés et l’après-midi du Jeudi 11 la Cours Suprême de Justice a résolu obliger au gouvernement de réaliser l’avortement. Cela a été un triomphe énorme. Le problème est qu’on ne sait rien de cette femme, nous savons qu’elle a abandonné l’hôpital et qu’elle a été amené à un refuge sous la garde du gouvernement nationale, mais on ne sait pas s’ils l’ont réalisé l’avortement ou pas.

SoB: –Quelle a été la réaction ces jours du mouvement feministe ?

M: –Ça dépend de qu’est qu’on appelle le « mouvement féministe ». On a vu que des femmes et des gens partout se sont mobilisés, mais les organisation n’ont agit pas si vite. Nous avons été pendant plusieurs heures devant l’hôpital toutes seules, jusqu’à que quelques organisations ont décidé que c’était bien de lutter pour cette femme. Je croie qu’il y a eu des réactions plutôt tardives et c’est un problème.

SoB: –Pourquoi tu croies qu’il y a cette inertie ?

M: –Parce qu’ils n’avaient pas le droit à l’avortement dans l’agenda politique de la même manière que Las Rojas et le Nouveau MAS. Dans le Rencontre National des Femmes nous avons mené une lutte pour faire un mobilisation à Plaza de Mayo, dans l’anniversaire du jour où les députés du gouvernement ont laissé tomber le projet de loi pour l’avortement. Nous avons mené cette lutte à contre-courant, parce que la majorité des organisations féministes disaient que conquérir l’avortement était impossible parce que Cristina (le président) est contre, et donc qu’il faut prendre des autres sujets. Ils avaient l’idée qu’il faut lutter pour ce qu’est le plus facile, et la lutte pour l’avortement légale est difficile. Nous, par contre, étions préparés pour réagir face à cet événement.

SoB: –La Campagne National pour le Droit à l’Avortement prend l’avortement comme axe, mais elle a eu aussi quelque intertie.

M: –C’est vrai. Avant cet événement, quand le protocole des avortements non pénibles commençait à être discute dans la Capital Federal, nous voudrions prendre cet axe fortement, et les militants de la Campagne ne voudraient pas, parce qu’ils croyaient que c’était une « déviation » de l’axe principal, qui est le projet de légalisation qui est dans le Congrès National. C’est claire qu’on ne doit pas perdre l’axe de la lutte pour la loi de légalisation de l’avortement. Mais un événement comme cela, qui entraîne un tel répudiation de la société, permet de s’appuyer sur cette sensibilité populaire pour mettre dans l’agenda politique la légalisation, ce qui finalement a arrivé, grâce à que quelques-uns avons réagi vite. Les droits ne sont pas conquis avec un petit groupe qui parle avec les députés, et non plus avec un petit groupe qui se mobilise mais sans se connecter avec les sentiments que ce sujet provoque dans les gens. Quand on reussit à se connecter avec la colère populaire, on force le gouvernement à résoudre le problème. Je croie qu’il y a une manque de confiance de part de ces camarades dans le mouvement des femmes, dans la pression politique qui peuvent générer les gens quand ils sont vraiment indignés. Elles ont confiance dans le « lobby » parlementaire, une stratégie qui a subi un échec énorme le dernier 1er Novembre, quand tous ces députés qu’avaient dit et promis qu’ils voteraient pour l’, n’ont pas donné du quorum quand le projet de loi pour l’avortement devait être traité. Nous ne sommes pas contre la présentation de projets dans le Congrès, mais pour qu’ils soient approuvés il faut se mobiliser, de manière indépendant du gouvernement.

SoB: –Comment a agit le reste de la gauche dans cette lutte ?

M: Bon, la vérité ce que nous sommes été assez seules dans ce sens aussi. Les autres partis de ce qu’on appelle la gauche révolutionnaire ont abandonné cette lutte il y a quelque temps. Ils n’ont pas apparu le 8 Mars ni dans les mobilisations suivants.Ils ne sont presque allés au Rencontre National des Femmes. Ils ont dit même que le mouvement des femmes « est mort » et qu’il ne vaut pas la peine militer là. Le problème est que quand vous prétendez être révolutionnaire, vous ne pouvez pas abandonner une revendication des exploités et des opprimés seulement parce que c’est difficile. En plus, on a vu que ce n’est pas le cas, que les situations terribles qui subissent les femmes et la nécessité de lutter pour finir avec ces horreurs, c’est quelque chose qui est très vive dans le sentiment du peuple, ici et dans le monde entier. À tel point que pour ce gouvernement qui a su utiliser les médias et la propagande de masses très bien, c’est impossible de enfouir ce débat, n’importe quel manœuvre il fasse. L’oppression des femmes en général, et le droit à l’avortement en particulier, c’est pour le gouvernement comme un bouchon de liège sous l’eau : chaque fois qu’ils ne font pas attention, il revient à la surface, et chaque fois avec plus de force.

SoB: –Comment tu t’imagines la mobilisation du 1er ? À qui tu voudrais appeler ?

M: –À tout le monde. Je croie que cette mobilisation peut être important si on fait le travail de la diffuser. Le premier élément c’est l’énorme quantité de gens qu’envoie des messages par e-mail, par twitter, par facebook, ou dans la fac où j’étudie : « Je vais le premier Novembre avec Las Rojas ! » Il y a un climat favorable pour faire un grande mobilisation dans la Plaza de Mayo. On doit travailler durement ces jours avec l’idée que si on ne conquiert pas la légalisation, on ne va même pas conquérir l’application des avortements non pénibles, parce que l’église avec sa armée d’avocats s’est lancé dans une guerre judiciaire dans tout le pays pour les empêcher, en s’appuyant sur l’énorme quantité des juges de l’Opus Dei qu’il y a dans l’Argentine.

SoB: –Sur le sujet de la guerre judiciaire, le gouvernement a aussi cette politique, parcourir les tribunaux pour porter plainte contre Macri, le directeur de l’Hôpital, la juge Rustan (qui a dicté la résolution qu’empêchait la réalisation de l’avortement à la femme violé) et à tout le monde.

M: –En effet, les gens qui veulent faire quelque chose d’ici au 1er Novembre auront deux stratégies différentes devant ses yeux:celle du gouvernement, qui veut résoudre ce problème avec un armée d’avocats qui soit derrière l’église, pour retourner les résolutions des juges de l’Opus Dei. Et celle de ceux de nous qui croyons que la lutte est une lutte politique, pas seulement judiciaire, et que cela ne peut être résolu que par une grande mobilisation avant, pendant et après le 1er Novembre, qui fasse une pression suffisante pour obliger les députés qu’ont laissé tomber le projet l’année dernière, à retourner au Congrès, traiter le projet et l’approuver.

SoB: –Qu’est-ce que Las Rojas et le Nouveau MAS proposent faire pour appeler une mobilisation d’une telle envergure ?

M: –Il faut que les syndicats étudiants, la Féderation Universitaire de Buenos Aires (qui regroupe les syndicats étudiants de tous les universités de Buenos Aires), la Central des Travailleurs de l’Argentine, qui s’est plusieurs fois prononcé en faveur de l’avortement légal, les organisations sociales appellent aussi. Le gouvernement a la responsabilité de traiter le projet, mais de part de la société, les organismes qui se sont prononcés en faveur ont la responsabilité d’agir, de appeler à la mobilisation et de rassembler ses militantes.

SoB: –Vous voulez ajouter quelque chose ?

M: –On entend toujours dire que « la gauche à raison mais il ne obtient rien », et que par contre « le gouvernement, parce qu’il a le pouvoir, approuve quelques mesures populaires », et donc, « je suis avec le gouvernement même si je ne l’aime beaucoup, parce que être dans la gauche est perdre le temps ». Les militants savons que ce n’est pas ainsi. On a réussi à faire quelques choses très importants, comme présenter des candidates d’opposition dans Firestone (usine de pneus) au bureaucrate syndical pro-gouvernemental, ce que n’arrivait pas depuis plusieurs années, des candidates qui ont recueilli le 40% des voix et plusieurs délégués dans l’usine. Ou que Pedraza (dirigeant du syndicat de cheminots, responsable politique de l’assassinat de Mariano Ferreyra) soit dans la prison. Mais ces choses ne sont pas diffusés dans les journaux ou dans la télé. J’espère qu’avec cette lutte, qui a été massivement diffusé, les gens qui veulent lutter pour une cause juste récupèrent un petit peu la confiance en qu’on peut lutter et gagner, si nous sommes conséquents et si nous ne nous laissons pas démoraliser par la propagande défaitiste de qu’on ne peut conquérir des choses que si le gouvernement les donne. Ce gouvernement a fait tout pour enterrer le débat de l’avortement et il n’y arrive pas, tout le monde parle du droit à l’avortement en général, au-delà des avortements non pénibles. La différence entre le possible et l’impossible n’est pas la volonté d’un gouvernement, mais les rapports de forces qui sont le produit de la lutte ; cela a été démontré ces jours. La possibilité de la légalisation de l’avortement est absolument ouverte et proche. Continuons la lutte jusqu’à le conquérir.

Voir les photos de la mobilisation du 1er Novembre et les interviews dans la TV à Manuela Castañeira

Vigipresidhollande |
LE BLOG "FORCE OUEST G... |
Mouvementregionalistehumaniste |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Reseauliberte
| Le blog de la Ferc-Sup CGT ...
| Debat Politique Algerienne