Qui sommes-nous?

Socialisme ou Barbarie France fait partie du courant marxiste international Socialisme ou Barbarie, avec le Nouveau MAS (Mouvement Vers le Socialisme) de l’Argentine, le NPS (Nouveau Parti Socialiste) de Costa Rica, Socialisme ou Barbarie-Honduras, le groupe Praxis du Brésil et Socialisme ou Barbarie-Bolivie. Nous défendons l’héritage théorique et politique de Marx, Engels, Lénine, Trotski et Rosa Luxembourg, parmi d’autres penseurs et militants révolutionnaires, et le programme historique de la quatrième internationale.

Nous défendons la création de partis révolutionnaires de la classe ouvrière, indépendants des réformistes et contre la collaboration de classes. Nous refusons la participation dans des gouvernements nationalistes bourgeois comme Chavez et Evo Morales en Amérique Latine, puisque nous considérons que malgré leurs affrontements partiels avec l’impérialisme, ils n’ont pas rompu avec la structure capitaliste de la société et ouvert la voie vers le socialisme. De la même façon, nous combattons la politique des organisations réformistes issues de la social-démocratie ou du stalinisme comme Syriza en Grèce ou le Front de Gauche en France, puisqu’ils ne défendent pas l’autodétermination de la classe ouvrière et le socialisme comme modèle de société, mais seulement une gestion « de gauche » de la crise économique, un « capitalisme à visage humain », ce qui n’est qu’une tromperie dans le contexte de la plus grande crise du capitalisme depuis les années 30.

Nous plaçons la classe ouvrière et son autodétermination dans le centre de la stratégie socialiste. D’abord, parce qu’il s’agit de la classe qui a dans ses mains la clé de l’économie capitaliste, qui peut donc donner le coup de grâce à ce système d’exploitation. Deuxièmement, parce que l’expérience des révolutions anticapitalistes du XX siècle a démontré que sans l’auto-organisation de la classe ouvrière, avec ses organismes de pouvoir et ses partis, la transition au socialisme reste bloquée. Les révolutions chinoise et cubaine ont été des énormes révolutions anticapitalistes, qui ont exproprié la bourgeoisie et résolu (de manière partielle) des problèmes démocratiques, agraires et anti-impérialistes de ces pays arriérés. Mais ils n’ont pas pu donner lieu à de vraies révolutions socialistes puisqu’elles n’ont pas amené au pouvoir à la classe ouvrière, et donc la transition au socialisme a été bloquée, en créant ainsi des états bureaucratiques et non ouvriers. Le bilan de ces révolutions doit nous apprendre que la conscience et l’auto-activité de la classe ouvrière sont inhérentes à la transition vers le socialisme, qui n’est pas un processus automatique mais politique et conscient.

Dans ce sens, nous considérons qu’une nouvelle classe ouvrière commence à faire son apparition dans tout le monde, ce que nous appelons le processus de « recomposition ouvrière ». Cela a comme base matérielle l’entrée dans le monde du travail d’énormes bataillons de prolétaires, comme dans le cas de l’Argentine avec la récupération économique post crise de 2001, ou encore plus l’énorme classe ouvrière chinoise, issue de l’ouverture au capitalisme opérée depuis des décennies, et qui a déjà commencé à faire d’énormes expériences de lutte. Ces nouveaux travailleurs ne sont pas directement influencés par le stalinisme ou les nationalismes bourgeois, courants majoritaires dans toute l’après-guerre ; ils présentent des traits antibureaucratiques et combatifs. Cependant, la crise d’alternative ouverte par la chute du Mur de Berlin et de l’URSS n’a pas été encore surmontée, et reste une des limites essentielles de ces nouveaux processus. C’est le rôle des organisations révolutionnaires de lutter pour développer dans un sens de classe, socialiste et révolutionnaire ces expériences de recomposition.  Nous avons développé en Argentine une expérience très riche d’intervention avec cette politique, dans la lutte pour une direction de classe du Syndicat des Travailleurs des Pneus, qui rassemble plus de 6000 ouvriers dans trois usines multinationales : FATE, Firestone et Bridgestone. Nos camarades ont viré les bureaucrates du syndicat à FATE, en construisant un comité d’entreprise démocratique, combatif et de classe. Notre parti a impulsé la Liste Orange aux éléctions en Firestone, qui a recueilli le 45% des voix, contre 55%  de la liste des bureaucrates ; nous continuons la lutte pour la réintégration du camarade Maxi Cisneros, dirigeant de la Liste Orange et licencié pour organiser les travailleurs par en bas. La Liste Marron au niveau du Syndicat National, impulsée par notre parti, a recueilli 48% des voix en 2008. Nous défendons la construction de courants lutte de classe et antibureaucratiques dans les syndicats,  ainsi que la lutte pour élever les travailleurs à la lutte politique, pour qu’ils se posent tous les problèmes de la société.

Cela ne veut pas dire cependant faire fétiche de la classe ouvrière et laisser dans l’oubli les autres secteurs opprimés. Nous participons aussi des luttes féministes, qui vivent aujourd’hui une ascension historique dans tout le monde, des égyptiennes qui ont combattu en première ligne contre la dictature de Mubarak, aux latino-américaines qui luttent pour le droit à l’avortement ou contre la violence domestique. En Argentine, Costa Rica et Brésil nous construisons le courant féministe « Les Rouges », qui ont été à l’avant-garde des luttes de ces pays les dernières années, tout en liant l’émancipation des femmes à la lutte pour une société socialiste. Nous défendons également les luttes LGTB, comme le droit au mariage, à la PMA et l’adoption, ainsi que contre la discrimination dans le monde du travail et plus largement dans la société.

Nous construisons des organisations de jeunesse, d’étudiants et précaires, d’une génération dont les perspectives et le futur ont été volés par les capitalistes. La jeunesse  est la flamme de la lutte révolutionnaire, et ce sont ces nouvelles générations qui commencent à faire des expériences de luttes dans le contexte de la crise capitaliste mondiale qui pourront poser la perspective d’un autre type de société, sans exploités ni opprimés.

Nous défendons l’internationalisme prolétarien, face au nationalisme qui empoisonne les travailleurs qui les affronte entre eux, alors qu’ils ont un ennemi commun, le patron. Nous avons été à la tête de la solidarité internationale contre le Coup d’Etat à Honduras en 2009, et où nos camarades de Socialisme ou Barbarie-Honduras ont joué un rôle fondamental dans la résistance.  Nous défendons la régularisation de tous les sans-papiers, le droit de vote pour les étrangers, nous combattons la xénophobie et le racisme.

En France nous militons dans le NPA, en menant le débat (comme en témoignent des nombreux articles dans ce blog) pour un parti révolutionnaire, démocratique, indépendant des réformistes et dont la priorité d’intervention ne soient pas les élections, mais les luttes ouvrières, de la jeunesse, féministes. En s’appuyant sur la bureaucratisation des processus révolutionnaires, les positions « antipolitiques », « antiparti » et autonomistes – qui nient l’utilité du parti en soi-même, et qui privent donc aux mouvements de lutte de toute perspective stratégique- sont en vogue. Nous défendons la nécessité d’organisations politiques de la classe ouvrière, seul moyen de dépasser les revendications immédiates et poser un modèle alternatif de société qui réponde à l’ensemble des problématiques posées. Cela implique aussi établir des relations saines entre les partis et les mouvements et organismes de masse. Nous refusons le faux dilemme de construction de mouvements ou partis, comme s’ils étaientdes organisations opposées : il s’agit par contre de construire des mouvements, des syndicats et des partis. Nous revendiquons donc des enseignements de Lénine en matière d’organisation, qui reprennent une actualité énorme dans le contexte de la crise du capitalisme et la lutte pour le renverser.

 

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